Paris, cette fois, c’était différent.
J’avais déjà arpenté ses rues, plus pressée, absorbée par l’envie de tout voir, tout faire, tout cocher. J’y étais resté quelques jours suite à un grand voyage en Allemagne, déjà un peu fatiguée. Mais cette fois, j’y suis allée autrement.
Avec ma fille, Paris est devenue une ville où l’on s’arrête. Où l’on prend le temps de s’asseoir sur un banc, un croissant feuilleté à la main, à observer la ville qui vit. Où l’on ralentit pour écouter les musiciens de rue, sentir l’odeur des boulangeries à chaque coin, s’imprégner de la lumière qui danse sur la Seine.
On a goûté Paris, littéralement. Un pique-nique improvisé, des éclats de rire autour d’un plat partagé, des chocolats chauds bus lentement alors que la ville s’éveille. Manger dehors, profiter de chaque bouchée sans se presser, redécouvrir la gastronomie autrement qu’en courant d’un musée à un monument.
On a marché, bien sûr. Mais sans programme rigide, sans itinéraire figé. On s’est laissé porter par l’envie du moment, à s’arrêter quand une vitrine attirait notre regard, à entrer dans une boutique juste parce qu’elle avait une jolie porte.
On a habité Paris, le temps de quelques jours, comme si elle nous appartenait un peu. Comme si chaque parc traversé, chaque carrefour emprunté devenait un morceau de notre histoire.
Et moi, je l’ai regardée s’épanouir au fil des ruelles pavées. Son regard émerveillé devant une pâtisserie, son rire résonnant sur les bâtiments, sa curiosité se développer à chaque coin de rue. J’ai savouré chaque seconde, parce que je sais que le temps file et que faire découvrir le monde à ses enfants est un immense privilège.
Pendant ce voyage, Paris nous a appartenu. Un moment suspendu, un doux souvenir gravé.
C’est ça, finalement, la plus belle façon de voyager!
Marie-Soleil xx