7 erreurs à éviter pour ton prochain voyage au Maroc
Il y a des destinations qui nous marquent. Le Maroc en a été une pour moi. C’était un voyage riche en couleurs, en contrastes, en émotions. Un voyage que j’ai adoré… mais qui m’a aussi brassée.
À l’époque, j’y étais invitée par Air Canada et l’Office du tourisme marocain. Un itinéraire bien rempli, pensé pour nous faire découvrir des hébergements de luxe et le meilleur du pays dans un laps de temps serré. L’expérience était belle, grandiose… mais tout s’est enchaîné très vite. Je l’ai vécu un peu à l’aveugle, avec beaucoup d’émerveillement, mais peu de recul. Comme si j’avais effleuré le Maroc, sans vraiment le laisser m’imprégner. Quand j’ai quitté le Maroc, je l’ai fais dans l’idée que mon aventure là-bas n’était pas terminée.
Cette fois, je testerai les nouvelles liaisons directes entre Montréal et Marrakech sur les ailes d’Air Transat!
Dans quelques jours, j’y retourne. Mais autrement. En toute liberté. Sans programme imposé, sans filtre. Juste moi, mon amoureux, notre rythme, et l’envie de se laisser porter. Maintenant que j’y retourne avec les souvenirs encore vifs de ma première expérience, j’ai envie d’y aller différemment. Mieux préparée. Plus ancrée.
Voici donc 7 erreurs que je compte éviter cette fois — des leçons apprises, des conseils reçus, et surtout, une promesse de me laisser encore surprendre.
1. Vouloir tout voir en un seul voyage
Le Maroc, c’est vaste. C’est riche. C’est une mosaïque de cultures, de paysages et de traditions. Et pourtant, même dans mon horaire serrée la première fois, impossible de pouvoir tout faire en quelques jours: les souks de Marrakech, le désert de Merzouga, les montagnes de l’Atlas, les riads, les villes impériales… J’ai fait à peine la moitié de tout ça et déjà… Des heures et des heures de route, peu de repos, et un sentiment de tout effleurer sans vraiment plonger. Cette fois, j’ai choisi moins d’endroits, plus de profondeur. Laisser l’espace aux silences, aux vraies rencontres.
2. Mal évaluer les distances et les temps de déplacement
Sur une carte, tout semble proche. En réalité, 200 km peuvent facilement se transformer en 6 ou 7 heures de route, surtout quand on traverse les montagnes ou que l’on fait des arrêts imprévus — et il y en a souvent. C’est ce qui rend le voyage magnifique, mais aussi épuisant si on le planifie mal. Cette fois, j’anticipe. Je découpe mieux mes trajets, je prévois des pauses, et j’évite de penser faire deux régions en une seule journée.
3. Ne pas me prévoir de moments de calme
Le Maroc est un festival pour les sens. Les couleurs, les sons, les odeurs, le monde… tout est vivant, vibrant, intense. Et c’est magnifique. Mais la première fois, j’ai réalisé à quel point ça peut aussi devenir épuisant, surtout dans des médinas animées ou quand les journées sont bien remplies. Cette fois, je vais volontairement me prévoir des moments de calme: un hammam traditionnel, une pause sur une terrasse en hauteur, une soirée tranquille dans un riad. Voyager, c’est aussi savoir s’offrir des bulles pour mieux apprécier le reste. Je veux revenir de ce voyage nourrie et pas vidée.
4. Faire trop confiance à des “guides improvisés” dans les médinas
L’envie de se laisser guider, surtout dans les ruelles labyrinthiques des médinas, est forte. Mais plusieurs “guides spontanés” proposent leur aide pour ensuite demander de l’argent, parfois avec insistance. J’ai vécu une situation (ailleurs qu’au Maroc, mais je l’ai vu se reproduire avec une autre voyageuse au Maroc) où je ne savais plus comment m’en sortir sans me sentir redevable. Cette fois, je me fie à mon instinct. Je remercie poliment, je refuse clairement… et je garde mon GPS discret mais prêt à l’emploi. S’il y a bien un endroit où il faut savoir tracer ses limites, c’est là.
5. Ne pas avoir toujours un peu de monnaie sur soi
Le Maroc fonctionne beaucoup en argent comptant, surtout dans les souks, les petits cafés, les taxis ou pour laisser un pourboire. La première fois, je comptais trop sur ma carte. Erreur. J’ai appris que les billets de 10, 20 ou 50 dirhams sont rois, et qu’il vaut mieux les avoir bien répartis (et discrets) dans son sac à mains. Ce sera mon réflexe dès l’arrivée. Et oui, c’est possible et facile de retirer sur place dans les villes. Évite de le faire à l’aéroport où il t’en coutera plus de frais. Refait le décompte de tes billets devant le caissier pour t’assurer d’avoir reçu le montant complet, juste par précaution.
6. M’attendre à revivre la même chose
Revenir dans une destination, c’est tentant de vouloir revivre “la magie” de la première fois. Mais le Maroc, comme tout voyage, change à chaque visite. Les villes évoluent, les gens rencontrés ne sont plus les mêmes, et moi non plus, je ne suis plus la même voyageuse. Cette fois, je ne chercherai pas à reproduire. Je veux me laisser étonner. Me perdre dans d’autres ruelles. Goûter de nouveaux plats. Ouvrir une nouvelle page. Écrire un nouveau chapitre.
7. Mal choisir ce que j’apporte dans ma valise
La première fois, j’ai trop apporté… et pas toujours ce qu’il fallait. Des vêtements que je n’ai jamais portés, des chaussures inconfortables pour marcher dans les médinas, une valise trop lourde à traîner dans les ruelles ou à monter dans les riads sans ascenseur. Et surtout, j’avais sous-estimé les écarts de température: des journées chaudes, presque écrasantes sous le soleil, mais des soirées qui deviennent fraîches dès que le soleil tombe. Cette fois, je prévois des vêtements légers mais couvrants, des superpositions faciles, une veste que j’aime, des foulards polyvalents. Voyager plus léger, mais surtout, plus stratégique. Et laisser un peu d’espace aussi pour rapporter des trésors locaux… parce que je me connais.
Et toi, le Maroc, tu y es déjà allé? Ou il est encore sur ta liste de rêves? Dis-moi qu’est-ce que tu éviterais, ou referais différemment ?
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